A l’occasion du Conseil municipal du 15 avril dernier, la ville a adopté son budget 2016. D’un montant de 11 815 000 €, il met l’accent sur des investissements importants.

Quelles sont les ressources de la ville ?

La ville perçoit des contributions de sources différentes, des impôts d’une part et des subventions ou dotations distribuées par l’état ou des collectivités territoriales (région, département). Les impôts correspondent à 3 300 000 euros.

Pour l’essentiel, il s’agit de la taxe d’habitation, de la taxe foncière pour les propriétaires, ou encore d’une partie des droits de mutation, communément appelée « frais de notaire », lors de la vente d’un bien immobilier.

Mais aussi, les recettes municipales des différentes prestations payantes de la ville (cantine, centre de loisirs, manifestations culturelles payantes, locations de salle …).

Les autres ressources s’élèvent à 5 085 000 euros. Il s’agit pour l’essentiel des dotations de l’état dont vous avez sûrement entendu dire « qu’elles étaient en forte baisse ». Le reste correspondant à de l’investissement.

Comment est dépensé cet argent ?

La répartition se fait selon deux grands postes : l’investissement et le fonctionnement.

L’investissement est l’ensemble des sommes qui sont dépensées pour financer des projets durables, acheter des produits qui vont perdurer, construire des bâtiments… réaliser des dépenses qui s’inscrivent dans la durée.

Le fonctionnement correspond à des dépenses courantes.Ex : les salaires, l’eau, l’électricité dont l’éclairage public, le téléphone, les locations de matériels, les loyers etc…

Les élus de Quiévrechain décident de ne pas recourir à l’augmentation des impôts, afin que cela n’impacte pas le budget total des ménages.

Le budget est largement investi dans les engagements pris par les élus (par exemple, l’extension de la vidéo protection). D’autres projets bien qu’imprévus sont devenus nécessaires: la reconstruction du centre technique municipal détruit par un incendie criminel.

Les élus s’attachent aussi à diminuer le montant de la dette pour ne pas faire payer à vos enfants les dépenses qui sont faites aujourd’hui. Enfin, une grande attention est portée au budget de fonctionnement.

Les élus veillent à ce que son niveau reste stable avec notamment le contrôle des dépenses concernant les charges de personnel et de fournitures.

Fiscalité : des recettes parmi les plus faibles
du département

TAXE D’HABITATION 2014

Classement des montants de fiscalité des villes de la strate
(Vieux-Condé et Condé-sur-l’Escaut, villes voisines d’un peu plus de 10 000 habitants)
5 000 – 10 000 habitants du Nord, en euros, par habitant

TAXE SUR LE FONCIER BÂTI 2014

Classement des montants de fiscalité des villes de la strate
(Vieux-Condé et Condé-sur-l’Escaut, villes voisines d’un peu plus de 10 000 habitants)
5 000 – 10 000 habitants du Nord, en euros, par habitant

 

 

DES INVESTISSEMENTS ADAPTÉS AUX CAPACITÉS FINANCIÈRES DE LA VILLE

Quelques questions à M. le Maire, Pierre Griner

Quelles perspectives budgétaires pour 2016 ?

L’objectif pour 2016 est de poursuivre la maîtrise des dépenses de fonctionnement. Notre commune ne bénéficie pas de recettes importantes et subit aussi la baisse des dotations, ce qui n’améliore pas la situation. A ce titre, nous devons rationaliser et suivre avec attention l’utilisation des deniers publics. Certaines dépenses ne diminuent pas, notamment à cause de choix pris par l’équipe précédente, augmentant ainsi le patrimoine de la ville : la reprise de l’ancien collège (53 000 € de fluides par an) ou encore des bâtiments peu isolés qui génèrent des dépenses élevées en matière de chauffage. Nous maintenons aussi les dépenses de personnel avec une tendance similaire à celle que nous avons connue l’an dernier (+0,78% entre 2014 et 2015) avec la diminution des contrats aidés, le non-remplacement de certains départs en retraite et la fin des contrats d’avenir.
L’objectif reste simple : ne pas dépenser l’argent que nous n’avons pas et maintenir un excédent de fonctionnement correct pour pouvoir investir sans endetter exagérément la commune. Ceci est un combat quotidien, une gestion minutieuse et des décisions parfois difficiles à prendre mais nécessaires.

Quelle stratégie en matière d’investissement ?

Nous devons déjà honorer le paiement des gros projets entrepris sous le mandat précédent. L’église Saint Martin, bien qu’en travaux de 2009 à 2015, ponctionne encore
114 200 € sur le budget 2016, la fin de l’ANRU sur Blanc-Misseron lancé en 2010 sollicite encore 36 000 € pour des travaux de VRD et le solde des travaux de l’ancien collège s’élève à 218 500 €. Les projets des uns doivent être assumés financièrement par les autres et ces mêmes élus déplorent ne pas voir sortir de « grands projets ». J’estime qu’il est de notre responsabilité d’honorer le paiement des dépenses engagées avant de penser à investir l’argent que ne nous disposons pas encore.
Pour le reste, nous mettons l’accent sur la gestion du patrimoine de la ville. Des choses qui ne se voient pas mais qui sont nécessaires au bon fonctionnement des équipements municipaux (mise en accessibilité PMR et normes de sécurité : 130 000 €) ou encore 320 000 € effectués pour des travaux divers dans les bâtiments afin de les maintenir en bon état et les rendre moins coûteux en fonctionnement (chauffage et éclairage plus économes, meilleure isolation…), avec la sollicitation de subventions.
Enfin, la question de la sécurité est au cœur du budget d’investissement 2016 avec des moyens importants alloués à la vidéo-protection (495 000 €) et des travaux de voirie avec le financement aussi entre autres de plateaux ralentisseurs dans diverses rues de la ville, des trottoirs et des piétonniers plus que dégradés (366 300 €).
840 000 € sont affectés à la reconstruction du Centre Technique Municipal qui prend la priorité sur la requalification du stade Cheval en terme de gros projet d’investissement. En 2016, nous nous concentrerons sur la démolition du bâtiment existant, (appel d’offres en préparation), la sécurisation du site, et la définition d’un nouveau projet de Centre Technique Municipal. Il est vrai que ce sinistre vient chambouler le calendrier des investissements, mais il s’avère prioritaire pour le bon fonctionnement du service technique.

Situation comptable de la ville en 2016